Le variant anglais est probablement responsable de 20 à 25 % des infections au coronavirus en France, indiquait le ministre de la Solidarité et de la Santé, lors de son point de situation du jeudi 11 février. Si les variants sud-africain et brésilien circulent moins, la prudence est de mise ajoutait-il, d’autant que les situations sont très contrastées selon les territoires. Le Var n’échappe pas à ces tendances. La flambée du variant anglais en Dracénie, qui concerne désormais 60 % des personnes positives, montre que l’épidémie est loin d’être stabilisée sur le département. Pour y faire face, se protéger et protéger les autres, les remèdes sont connus : le respect des gestes barrières, de la distanciation et du port du masque d’abord, un dépistage massif qui permet d’identifier les personnes positives puis le contact tracing pour remonter les cas contacts, et enfin l’isolement afin de ne pas contaminer les autres. Cet isolement peut être difficile à organiser, il peut générer de l’angoisse face à la maladie, à la solitude ou à des contraintes matérielles que l’on ne sait résoudre. Pour accompagner chacun dans cette période difficile la plateforme téléphonique de la cellule territoriale d’appui à l’isolement répond à celles et ceux qui éprouvent des besoins matériel, social ou psychologique. La venue d’une infirmière à domicile proposée par la caisse primaire d’assurance maladie peut aussi faciliter cette épreuve. Aujourd’hui, plus que jamais, il nous faut tenir ensemble.

Evence Richard, préfet du Var.

Lettre N°38 disponible sur sur : https://bit.ly/2MZgpYg