La situation sanitaire du Var continue à se tendre. Les taux d’incidence et de positivité augmentent toujours, même s’ils n’explosent pas, la part de variant anglais est désormais de près de 80 %. Surtout, notre système hospitalier peine à accueillir en réanimation tous les malades au point que pour la 1ʳᵉ fois depuis un an, deux d’entre eux ont été transférés hors de la région, même s’il est vrai que nous ne sommes pas passés au niveau 5 et que le taux de déprogrammation est resté pour l’instant à 30 %. C’est pourquoi, au-delà de la plus grande vigilance quant au respect de la réglementation actuelle, il a été décidé, après concertation, de renforcer localement celle-ci avec l’interdiction des brocantes, vide-greniers et braderies, l’interdiction de consommation d’alcool sur la voie publique et l’interdiction des livraisons à domicile après 22 heures propices aux rassemblements. Cependant, compte tenu de l’évolution de la situation, le confinement ne peut être exclu, si l’ensemble de ces mesures n’étaient pas jugées suffisantes. Parallèlement, l’effort pour renforcer nos capacités de vaccination se poursuit au-delà de ce qui a été annoncé la semaine dernière ; un nouveau centre au Beausset est à l’étude de même que le renforcement des centres existants. Ils seront opérationnels à partir du 15 mars. Dans le même temps, les médecins libéraux peuvent désormais vacciner en cabinet et à domicile avec l’Astra Zeneca les personnes de plus de 50 ans présentant des facteurs de comorbidités mais aussi les personnes de plus de 75 ans. La semaine dernière, les médecins qui s’étaient portés candidats disposaient d’un flacon de dix doses chacun, cette semaine ils peuvent disposer de trois flacons. Une montée en charge est envisageable mais force est de constater que les volontaires aujourd’hui sont peu nombreux. Si l’on veut surmonter rapidement la crise actuelle, il nous faut poursuivre, tous ensemble, chacun à son niveau nos efforts.

Evence Richard, préfet du Var

 

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