BEPPO, SCULPTEUR DRACÉNOIS

Jean Laugier, dit Beppo, est un sculpteur qui œuvre depuis près de 60 ans à Draguignan. Il a collaboré avec de grands noms de la sculpture française tels qu’Albert Féraud, José Rogerio Nadal ou encore Jean-Pierre Rives. Il a marché sur les traces de César, créateur du trophée en bronze de la cérémonie des César du cinéma français. Beppo est un véritable monument de l’Art contemporain.

Pour Beppo, Draguignan c’est « sa ville ». C’est là qu’il a passé son enfance et son adolescence, de l’école maternelle au lycée Général Ferrié. C’est là qu’il s’est éveillé à la complexité du monde. C’est là aussi que s’est affirmé son désir de devenir sculpteur. Après quelques années d’études, tout d’abord aux Beaux-Arts de Toulon, ensuite à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris, il est revenu à Draguignan en mai 68. Comme il n’avait pas d’atelier, Gilles Roletto lui a généreusement fait une place dans sa carrosserie du boulevard Carnot. Là, il a découvert les infinies ressources du métal pour un sculpteur de son temps.


En 1970, il a fait construire son atelier à l’entrée de la ville, l’agrandissant au fil du temps afin d’y travailler plus aisément et d’y vivre confortablement. Aujourd’hui, à près de quatre-vingts ans dont soixante de sculpture, il l’occupe toujours.

Depuis la fin des années soixante, Beppo n’a jamais cessé d’utiliser toutes sortes de matériaux pour construire et jongler avec les formes, les couleurs, les patines. Tout d’abord, ce furent les sublimes rebuts de la carrosserie de Gilles Roletto, puis des éléments de robinetterie en laiton et en cuivre, ensuite des éclats d’obus et même, au hasard des rencontres, des pierres provenant des carrières abandonnées de la région : marbres, granits, serpentine dont certaines furent tirées en bronze.

Au fil des années, Beppo varie les métaux : tôle, fonte, différents aciers bruts, rouillés, patinés ou peints. Pour quelques séries il les marie avec le bois ou même le verre, cherchant toujours plus de légèreté. Toutes ces expérimentations sont dominées par une constante rigueur dans la construction et l’agencement des volumes.

À partir du milieu des années 80, c’est « l’éblouissement de l’inox », lequel, l’inox, deviendra le matériau privilégié de Beppo. Relativement léger, inaltérable, poli, mat, brossé ou brûlé au chalumeau pour donner une patine chatoyante il joue constamment avec la lumière environnante. Forcé, il permet de créer des formes douces et d’aller jusqu’aux limites de l’équilibre.

Une exposition lui a été consacrée en 2022 suivant un parcours de 21 œuvres à travers la ville.

Vous pouvez toujours admirer certaines de ses œuvres :

L’envol pour l’an 2000. Inox. 1000 x 500 x 200 cm. 2000, rond-point de la Jarre
Inox. 400 x 1000 x 300 cm. 1987, collège Jean Rostand
Acier peint. 220 x 125 x 90 cm. 1998, cour de l’Hôtel de ville
Tout petit déjà, je jouais avec des cubes dans mon parcInox brossé. 300x600x150 cm. 2003, parvis du Pôle culturel Chabran

Totem Expo Beppo dans la ville

Plaquette exposition Beppo dans la ville

Expo Beppo bd Clemenceau

Pour Aller plus loin

Beppo, l’homme de fer : https://canal-d.tv/videos/beppo-lhomme-de-fer/

Beppo : sculpteur d’émotions XXL : https://laparoledonnee.fr/2022/04/20/beppo-sculpteur-demotions-xxl/

Reportage de France 3 sur l’exposition Beppo : https://youtu.be/wekgtK4yoDk